Le Nicaragua : Leon, Granada et le Pacifique.
- 20 févr. 2016
- 4 min de lecture
Dernière mise à jour : 18 nov. 2020
Le Nicaragua est un pays de 6 millions d'habitants, dont 60% vivent en dessous du seuil de pauvreté. Ce serait le pays le plus pauvre des Amériques après Haïti.
La capitale est Managua. La monnaie, le Cordoba. Mais tout peut se payer en US$, les dab en distribuent.
La situation politique est ubuesque. Je ne vais pas m'y attarder ici. Reportez-vous aux 2 articles que j'ai mis dans l'onglet lien. Ils sont révélateurs de la folie d'un couple émule du couple Ceaucescu...Encore un pays en souffrance, l'Amérique centrale n'en manque pas.
Leon.
C'est une ville coloniale espagnole un peu vieillotte, endormie sous une chaleur accablante.


Les nombreuses églises se différencient par leurs couleurs.


Mais le joyau, c'est la cathédrale. La restauration est en cours et la façade est terminée. Elle est d'une blancheur lactescente !

On peut monter sur le toit d'où la vue sur la ville et les volcans est très belle.

Mais l'intérêt réside ailleurs. La restauration du toit est aussi terminée et le spectacle est grandiose. Des dômes d'une blancheur aveuglante, certains surmontés d'un clocheton, se succèdent et apportent une harmonie à l'ensemble de ce chef-d'oeuvre d'architecture.



Le Nicaragua, c'est le pays des volcans. Pas moins d'une trentaine, dont certains sont actifs et interdits d'accès. Le cratère du Masaya est le plus beau d'Amérique centrale, mais étant actif, il est interdit de s'en approcher.
Le Cerro Negro en est un tout petit, il ne paye pas de mine. La dernière éruption date de 1992. On peut y grimper, facilement. Là-haut, un joli petit cratère s'expose devant un beau décor naturel.


Grimper là-haut est facile, un chemin permet d'y accéder par derrière, 45 minutes suffisent. On ne descend pas par le même chemin, mais par le chemin le plus court...en rouge ci-dessous. Un truc de ouf !

Une pente à 60° en ligne droite. Impressionnant n'est-ce-pas ? Quand j'ai vu ça, je me suis dit "Si j'aurais su, j'aurais pas venu". Mais comment descendre ?
Tout est prévu.

Sur une petite planche qu'on monte nous-mêmes en haut. C'est le surf sur volcan.
Le terrain est constitué de gravillons volcaniques. Si on ne maitrise pas sa vitesse, à la moindre chute, on arrive en bas ensanglanté...Par précaution, il faut revêtir une combinaison, porter des lunettes de protection et un foulard à cause de la poussière.
Le vent soufflait fort, ce qui me donne une allure assez rigolote dans ma combinaison 2 fois trop grande, et gonflée à bloc.
Ca change du maillot de bain !!!...

Et c'est parti !

Ce fut une expérience inoubliable, moins risquée qu'elle n'y parait.
Granada.
C'est une ville bourgeoise, de style andalou, les monuments sont bien conservés.
La ville est considérée comme étant la plus belle du pays. Pourtant, j'ai préféré Leon, je ne suis pas le seul.
C'est la ville des calèches pour touristes à 25$ le tour de la ville. Je préfère marcher que renifler du crottin.




J'avoue que cette vue-là vaut le détour...

Derrière la cathédrale, on aperçoit le lac Nicaragua, grand comme la Corse. Bizarrement, la ville n'a pas été construite au bord du lac, mais à 1 km. Les espagnols avaient sûrement une bonne raison, mais je l'ignore.
On peut s'y rendre à pied et louer un kayak pour faire le tour des isletas, des petites îles, au nombre de 365 dit-on. Il y en aurait réellement une centaine.
Que c'est beau !


En arrière plan, la cathédrale de Granada.
ll subsiste quelques pêcheurs. Le geste est ancestral.

Les hérons blancs en ont fait leur territoire.


C'est un grand échassier touché par la grâce. D'une envergure pouvant atteindre 1,70m pour seulement 1,5 kg.

L'envol du héron.
Le héron en vol. On dirait un planeur.

La laguna Apoyo.
C'est un lac situé à 10km de Granada. L'endroit idéal pour les amoureux de la nature. C'est joli, calme et les quelques hôtels qui le bordent sont agréables. Je me suis détendu là pendant 2 jours.


Baignade et kayak occupent la journée.
J'ai fait une promenade matinale jusqu'a Catarina, + 400m de dénivelé quand-même.
Je visite l'église du village, c'est la fin de la messe. Je m'assois au fond sur un banc. Il y a une distribution de chocolat chaud, de sandwich et de jus de fruit. Ils sont gâtés les paroissiens ! Mon allure de touriste n'a pas eu l'air de les déranger car j'ai eu droit à la même ration que les fidèles...
Repu, je quitte l'église non sans faire le signe de croix pour remercier le Seigneur. Derrière l'église, le mirador. De là, la vue sur le lac est belle et attire les touristes qui arrivent en bus. La raison ? D'ici, le lac à la forme d'un cœur.

San Juan Del Sur.
Leon et Granada sont à portée de la côte pacifique.
A 2 heures de bus de Granada se trouve la station balnéaire de San Juan Del Sur. Une plage de 2 km au sable presque blanc. C'est très touristique, il y a encore beaucoup d'américains. Mais ça casse pas des briques...

Quelques km plus au nord, la plage de Maderas est plus belle. Mais quel vent !...

Un phénomène météorologique frappe en ce moment le Nicaragua. Le vent souffle fort, très fort, et c'est désagréable. Il viendrait du nord, du Honduras. J'ai lu dans la presse locale que cette situation n'est pas normale en cette saison et ça à l'inconvénient majeur d'aggraver la sécheresse qui sévit dans le pays. Les rivières sont à sec et les habitants utilisent les eaux stagnantes, ce qui provoque une recrudescence des maladies gastro-intestinales.
Beaucoup de touristes écourtent leur séjour là où le vent souffle le plus.
Vous verrez qu'il m'a aussi joué des tours...Rendez-vous à Ometepe pour vous raconter une ascension rocambolesque !






















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