Le Guatemala : du Pacifique à la mer des Caraïbes
- 21 janv. 2016
- 3 min de lecture
Dernière mise à jour : 18 nov. 2020
San Andrès de Xecul.
A l'ouest d'Antigua, l'une des plus belles églises du Guatemala.

Monterrico.
Je n'avais pas l'intention de me rendre au bord du Pacifique au Guatemala. Mais comme j'ai le temps, je suis allé à Monterrico.
Monterrico est un petit village avec une immense plage de sable noir. Le sable noir, c'est pas ma tasse de thé mais quand l'eau est chaude, on oublie vite la couleur du sable...
Le matin, la mer est calme, mais l'après-midi les rouleaux deviennent compresseurs. Il faut alors être très prudent car la baignade est dangereuse.
J'ai vu là une première chose de ma vie. Des raies surfent dans les rouleaux...Défense absolue de se baigner à ce moment-là car elles ont un dard qui s'enfonce dans la peau comme une lame de couteau et qui injecte un venin puissant. La piqure est très douloureuse provoquant des douleurs atroces pendant 2 jours.


Ca a l'air joli comme ça. Je suis arrivé ici le dimanche 10 Janvier, le dernier WE avant la rentrée des classes. Il y avait beaucoup de monde, beaucoup de guatémaltèques. Et la propreté n'est pas leur point fort. La plage est très sale, les déchets s'étalent un peu partout, c'est stupéfiant et désolant !


Des frigos éventrés et rouillés sur la plage.
Le bord du Pacifique, c'est une étuve et j'ai souffert de la chaleur !
Plus de 35° à l'ombre, près de 50° au soleil ! A 9h30 du mat', impossible de marcher pieds nus sur le sable déjà brûlant...C'est insupportable. L'eau à 28° rafraîchit à peine...On attendait tous que le soleil décline pour sortir de l'ombre. Et là, une bonne bière fraiche à la main, le spectacle du coucher de soleil et des pélicans peut commencer.

Malgré la pollution et la chaleur, je me suis plu et je me suis bien prélassé à l'hôtel El Delfin, un endroit cool, très sympa, les pieds dans le sable en écoutant de la bonne musique. Et la cuisine y est excellente !
Retour à Antigua.
Antigua est une ville stratégique par où beaucoup de voyageurs passent plusieurs fois. On peut en effet voyager en étoile à partit de cette ville. Me voilà donc de retour à Antigua, la belle. Je ne m'en lasse pas.
Je vous livre quelques photos pour vous le démontrer encore une fois.





La ville attire aussi beaucoup de mendiants. C'est inévitable dans une ville touristique, que le pays soit pauvre ou riche. Il y en a quand-même beaucoup. Des estropiés, des infirmes, ceux qui jouent de la musique. Il y a aussi ceux à qui il reste tout juste la force de tendre le bras.
La générosité ne peut pas s'appliquer pour tous, je tente de le faire du mieux que je peux.


Esquipulas.
Esquipulas, c'est un lieu de pèlerinage. C'est le Lourdes du Guatemala.
Ici, le Christ a été commandé par les espagnols du temps de l'Inquisition à un sculpteur portuguais. Il en a fait un Christ noir qui fait l'objet d'une dévotion à travers toute l'Amérique centrale.
Ils sont nombreux à squatter le parc de la belle basilique blanche pendant la semaine que dure les célébrations tous les ans mi-janvier. Ils vivent sous bâche ou dans une toile de tente pour les mieux lotis. Les femmes cuisinent sur place. C'est un peu le souk et ça donne des couleurs et des odeurs à cette petite ville située près de la frontière du Honduras.





Il y a une réelle ferveur et les costumes de cérémonies sont de sortie !

Le Rio Dulce.
Je me rapproche de la mer des Caraïbes en me dirigeant vers l'est du pays. Les transports en bus arrivent à Rio Dulce, une ville au bord du lac Izabal.
En allant vers l'est, celui-ci se rétrécit pour former le Golfete et enfin le canyon du rio Dulce qui se jette dans la mer à Livingston.
Cette ville n'est accesible qu'en lancha (petit bateau je rappelle). Avant d'arriver à Livingston, la promenade en lancha sur le Golfete est absolument magnifique. De chaque côté, ce sont des forêts primaires, la jungle.
Les promenades en kayak sur le rio resteront comme une des plus belles choses que j'ai vu dans ce beau pays. Pour les amoureux de la nature, c'est splendide !



Il y a quelques hébergements au bord de l'eau avant d'arriver à Livingston, notamment la Finca Tatin, un endroit sorti de nulle part, en pleine jungle. L'ambiance est extrêmement conviviale avec une grande salle commune où on mange tous ensemble, formant une communauté internationale.
Les bungalows sont disséminés dans la jungle. Un ravissement pour mes 3 derniers jours au Guatemala.


Ainsi se termine mon voyage de 5 semaines au Guatemala, un très beau pays, vous l'aurez constaté, qui se prête parfaitement à un voyage en sac-à-dos.
C'est toujours difficile de qualifier un pays. Mais pour le Guatemala, il me vient tout de suite à l'esprit la chaleur humaine des habitants qui rapproche le voyageur de ce peuple attachant.
Je suis tout près du Honduras, ma prochaine destination.






















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